Le 7 décembre 2004, Cyberkinetics implante dans le cerveau d’un tétraplégique une puce de la taille d’une aspirine composée d’une centaine de microélectrodes. Cette puce, nommée BrainGate, permet de convertir la pensée d’un patient tétraplégique en un signal informatique pouvant être traité par un simple ordinateur personnel. Plus précisément, la puce implantée dans le cortex moteur primaire du patient (région du cerveau qui contrôle le mouvement) recueille et analyse les messages neuronaux de cette région du cortex cérébral et l’exporte en un signal pouvant être assimilé par un ordinateur. Ainsi, si le cerveau du patient commande à la souris de l’ordinateur de se déplacer vers le haut, le signal sera acheminé à l’ordinateur, et la souris se déplacera selon la volonté du patient.
John Donoghue, directeur du département des neurosciences à l’Université Brown et fondateur de Cyberkinetics, croit qu’il sera bientôt possible de décoder tous les signaux neuronaux du cerveau responsables des mouvements et de les détourner numériquement jusqu’aux membres paralysés afin que le patient soit à nouveau en mesure de les contrôler. Quant au neurochirurgien Gerhard Friehs, le premier à avoir greffé la puce BrainGate, il fait cette declaration : « […] in theory, once you can control a computer cursor, you can do anything from drawing circles to piloting a battleship. With enough computational power, everything else is just engineering. » Dans Richard Martin, Mind Control, magazine Wired, 13 mars 2005.
Disponible à www.wired.com/wired/archive/13.03/brain.html
S’il est possible de transformer un signal neuronal provenant de l’activité cérébrale en un signal informatique, il n’y a pas lieu de croire que l’inverse est impossible. Et il n’y a pas lieu de croire que l’homme n’utilisera pas éventuellement cette technologie afin de s’immerger complètement dans une réalité alternative.
